MÉDECINES NON CONVENTIONNELLES
LE CONSEIL DE L’ORDRE DES MÉDECINS: UN POUVOIR HORS NORME.
MAIS QUE FONT NOS LÉGISLATEURS ?
Le Conseil de l’Ordre des Médecins : garant de probité, de déontologie, de confraternité ? Combien de citoyens, combien de médecins, dont si peu participent à la vie ordinale (15% seulement participent au vote des conseillers ordinaux !), reconnaissent –ils à cette institution un rôle de médiation, de coordination, de support évolutif pour la médecine ?
Peut-on cependant oublier ce qui a valu à ce Conseil l’attention du législateur ? La guerre, ou plus exactement, l’occupation. Instauré sous la menace par les autorités allemandes, il devait permettre d’éviter (telle était la menace) la déportation de médecins français vers l’Allemagne.
C’est ainsi que le Pr Leriche en accepta la présidence… (« Je ne pouvais plus me dérober. J’acceptais, et pas un médecin ne fut déporté en réponse aux exigences immédiates des autorités allemandes », Mémoires du Pr Leriche).
La loi de création de l’Ordre des Médecins fut ainsi promulguée le 7 octobre 1940.
Cependant, un peu plus tard, « … présidé par le Professeur Portes, il faut constater à l’évidence que le Conseil de l’Ordre, pris dans l’étau de Vichy, n’a jamais cru devoir protester contre les odieuses lois d’exclusion des médecins de confession israélite même si le questionnaire établi librement par le Conseil supérieur de la médecine et destiné à l’inscription des médecins ne comportait, par contre, aucune mention discriminative relative à des appartenances confessionnelles, syndicales ou politiques. » (Extrait du site du conseil National de l’Ordre des médecins, rubrique « Historique »).
Ainsi donc l’histoire, la mémoire portée par cette institution est déjà marquée du sceau de la participation active à la discrimination. Mémoire qui ne diminue en rien le courage, l’abnégation, dont ont fait preuve un certain nombre de médecins, bien peu au fait (voire en opposition avec) les engagements de ce nouvel ordre.
La question est : peut on se dégager du sens qui a déterminé notre naissance?
Il était donc à craindre que le feu qui avait rougi sous la cendre ne reprenne vie en cas de « coup de vent ». Encore une fois, ce même Conseil se trouve pris entre deux feux : d’un côté, la pression des laboratoires pharmaceutiques, extrêmement puissants, avec lesquels il a signé pacte d’allégeance, de l’autre, la demande insistante du citoyen à garder sa liberté de choix thérapeutique, sa revendication à rester fidèle à des soins appuyés sur son expérience, ses croyances, ses choix de vie.
Ce ne serait finalement qu’un point « mineur » de l’histoire, si les outils employés pour « régler » le litige ne transgressaient pas les lois fondamentales et nos libertés.
Ainsi, le Conseil s’est doté d’un tribunal, dans lequel siègent des pairs qui pour la grande majorité d’entre eux ont accepté l’allégeance au dieu pharmaceutique tout puissant. Donc, point de procès équitable pour le médecin fautif de prescriptions qui DÉROGENT À CETTE RÈGLE, qui devra jongler entre le désir de s’incarner en Jeanne d’Arc ou de rester victime.
Point de droit à produire des éléments à décharge, seuls ceux qui sont à charge seront utilisés. Puis, quand ce médecin est interdit d’exercice, ou radié, il lui reste à payer « sa dette » de façon éternelle, jusqu’à la fin de sa vie.
Car si un criminel voit ses comptes remis à zéro quand il a purgé sa peine, celle du médecin condamné est DÉFINITIVE, ELLE EST « ACQUISE À VIE » sans possible retour en arrière. Que le voilà donc traité comme un terroriste, par un tribunal partial, partisan, en dehors de l’application du champ des lois.
Que font nos législateurs ?
Et que dire tu tribunal des Affaires Sociales ? Crée pour gérer les relations médecins/utilisateurs de soins, dans un rôle de conseil (comme tout assureur), la Sécurité Sociale, soutenue par le Conseil de l’Ordre, s’y est arrogé le droit de juger de la qualité des soins dispensés par les médecins, de préjuger du bénéfice qu’y trouvent les utilisateurs, au détriment de leur propre volonté, menant au bûcher ceux qui ne trouvent pas grâce à ses yeux. Tout cela au nez et à la barbe de la LOI, puisque ce droit n’a pas été ouvert par le code de la Santé qui régit ses pouvoirs et devoirs.
Mais diantre, que font nos législateurs ?
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N’ATTENDONS PAS QU’IL Y AIT MORT D’HOMME!
Lettre ouverte au r Irène Kahn-Bensaude
Ainsi s’exclame le Dr Irène Kahn-Bensaude, présidente de la section Santé publique au Conseil national de l’Ordre des Médecins (Le Bulletin de l’Ordre des médecins, avril 2008).
Bien sûr, ce cri indigné s’adresse aux médecins dits déviants : ceux qui prônent les théories dites « irrationnelles », et emmèneraient à une mort certaine leurs patients en les détournant des soins conventionnels (ce qui reste à démontrer !).
Les médias, friands de faits divers et achetés aux causes des antisectes, se font d’ailleurs un bonheur de répercuter à grande échelle ces discours : ainsi, la mort dramatique d’un enfant, le décès d’un homme en fin de phase terminale d’un cancer de la prostate, celui d’une femme porteuse d’un cancer du sein, deviennent les symboles de la déviance thérapeutique.
N’attendons pas qu’il y ait mort d’homme !
Oh ! Combien nous sommes d’accord !
Alors : mettons en place une vigilance accrue auprès des services délivrant les AMM des médicaments ;
mettons en place des services d’experts totalement indépendants des industries pharmaceutiques, afin de garantir la diminution du nombre des décès médicamenteux !
Mettons en place une libre information sur les accidents médicamenteux,
rendons obligatoire pour les laboratoires pharmaceutiques la publication de TOUS les résultats concernant leurs produits, comme des incidents concernant leurs essais thérapeutiques, pour que les citoyens soient totalement informés, aptes à choisir de prendre un produit, en en acceptant les inconvénients, ou de le refuser – en en assumant aussi les éventuelles conséquences ;
proposons aux médecins de suivre une formation thérapeutique avisée, universitaire, donnée par des chercheurs et des experts indépendants de ces mêmes industries pharmaceutiques ;
interdisons réellement aux laboratoires d’offrir aux médecins des vacances 5 étoiles au cours desquelles ils distribuent avec profusion leurs discours à seule visée commerciale…. tendant à formater certains de ces médecins, conventionnels autant que conformes, à un discours lisse, trop souvent dégagé d’affect, ou d’humanité, au profit du seul bénéfice, illusoire la plupart du temps, de quelques molécules présentées comme magiques ;
ouvrons des enquêtes quand une concomitance survient entre le déclenchement d’une maladie ou d’un symptôme et l’injection d’un vaccin, comme le demande le simple principe de précaution,
autorisons la complémentarité des soins avec les thérapeutes non conventionnels QUI N’ONT PLUS À FAIRE LA PREUVE DE L’EFFICACITÉ DE LEURS SOINS,
et surtout, considérons les citoyens utilisateurs de soins comme des partenaires à part entière, capables de discuter de leurs traitements, de prendre des décisions, de témoigner du bien fondé de leurs choix, de commenter les bienfaits et les effets nocebo de leurs thérapeutiques, au lieu de n’en faire que de pauvres ignares crédules et manipulés (ignares s’ils dénoncent un effet nocebo, manipulés quand ils parlent du bienfait de leurs soins non conventionnels !).
Alors oui, nous entendrons comme sincère votre cri !
Chaque jour, malheureusement, des gens tombent malades, rechutent, récidivent, souffrent dans leurs corps… et meurent. Jusqu’à preuve du contraire, la toute puissance médicale a ses limites. Celles du pouvoir sur la vie. Il n’y a pas de potion magique guérisseuse ; il n’y a que de la souffrance humaine, face à laquelle chacun de nous tente d’activer sa dynamique réparatrice, en se faisant soutenir et aider au mieux, par les médecins conventionnels, mais aussi avec le soutien et l’aide des non conventionnels.
Les propositions thérapeutiques présentées par la médecine conventionnelle ont leurs intérêts, et leurs avantages. Mais cela donne t’il à ses prescripteurs le droit de se targuer d’un pouvoir de vie ou de mort ?
Il y a quelque chose de sordide à utiliser sans cesse comme bouc émissaire les personnes (et en leur absence, leurs proches malheureux !) décédées des suites de leur cancer pour tenter de dénoncer les soins non conventionnels, et la déviance des thérapeutes. Car alors, que dire de toutes les morts survenues par accident cardio-vasculaire, malgré des années de traitement cardiaque conventionnel adapté, de traitement anti thrombotique, anticholestérolémiant, antihypertenseur ? Que dire de tous ces malades porteurs de cancers, dont plus de 55% décèdent chaque année, en ayant dûment reçus leurs doses de rayons, de chimiothérapie et autres traitements ? Que dire de ceux qui meurent de surdosages de rayons ou de traitements chimiques, ou encore des effets nocifs de leurs traitements ?
C’est tout simplement honteux, si ce n’est indigne de la part d’une représentante de l’éthique et de la déontologie que d’utiliser un tel argument. Comme d’utiliser la douleur de ceux qui ont perdu leurs êtres chers en les transformant en justiciers (autre particularité des mouvements anti sectes), au détriment de leur deuil.
Tenter de salir les médecins non conventionnels en usant de tels arguments et moyens ne sert qu’à discréditer un peu plus le conseil de l‘Ordre.
Alors oui, Madame, n’attendons plus qu’il y ait d’autres morts d’hommes, mettez en place une médecine où l’homme est vraiment au centre des débats, et non plus les intérêts et les diktats des industries pharmaceutiques.
Et nous serons alors heureux de vous rencontrer.
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DÉMANTÈLEMENT DU LABORATOIRE CHOISIS LA VIE : QUI SONT LES VRAIES VICTIMES ?
par JH Plougonven, Santé-Solidarité
Démantèlement le 2 juin à 9h du matin, d’un laboratoire clandestin de faux médicaments à Messimy dans le Rhône, la police rafle le matériel, les ordinateurs et le stock, 9 personnes sont placées en garde à vue.
Ceux qui ont vu les images à la télévision ou lu la presse ont certainement été convaincus de la dangerosité des personnes mises en garde à vue, de l’énormité de l’escroquerie et de la mise en danger de la vie des personnes ayant été abusées par ces « malfaiteurs » de haut vol.
La population est donc désormais protégée et les victimes sont recherchées pour les mettre hors de danger, voire se voir confisquer les produits dangereux. Les prescripteurs, médecins, infirmières et thérapeutes sont recherchés vraisemblablement pour complicité.
Cette affaire est presque la copie conforme de l’affaire Beljanski. Tout comme lui, Jean Solomidès, car c’est lui, se retrouve au centre de cette affaire, après, lui aussi avoir défrayé la chronique judiciaire entre 1950 et 1970 avec les physiatrons synthétiques, remèdes non toxiques pour le cancer et la sclérose en plaque.
Cette opération de grande envergure a été déclenchée à la suite de la plainte d’une personne de Roanne atteinte de sclérose en plaque qui attribue au “faux médicament” la dégradation de son état.
Une plainte sur des milliers de personnes, et de plus, s’agissant d’une maladie évoluant par poussée, on souhaiterait que la lumière soit faite avant que l’instruction ne s’engage dans une autre voie que celle du Conseil de l’Ordre de la pharmacie.
Qui sont donc les vraies victimes?
Des milliers de personnes ont librement choisi, utilisé et utilisent les produits Solomidès, et attestent de leur satisfaction. Ils sont désormais privés de leur remède, ce qui peut leur causer un grave préjudice.
Il leur appartient de le dire, et pour nous, le cas échéant, de les soutenir. C’est aussi la meilleure façon de soutenir M et Me Gaillard, responsables de l’association Choisis la Vie, qui à près de 70 ans consacrent leur vie au soutien des victimes du cancer, et aux 2 pharmaciens bénévoles tous quatre mis en examen après une très éprouvante garde à vue prolongée à Marseille pour:
“exercice illégal de la pharmacie” et “tromperie sur une marchandise entraînant un danger pour la santé”
Nous demandons à toute personne utilisatrice des produits Solomidès de se manifester auprès de nous pour les soutenir. Ces personnes doivent savoir qu’en aucun elles ne peuvent être inquiétées ni poursuivies pour l’utilisation de ces produits, cela relève de leur droits fondamentaux.
Tant que la dangerosité n’est pas établie, à notre avis on ne peut pas non plus les confisquer.
Nous craignons maintenant qu’une chasse aux prescripteurs ne soit lancée afin de les poursuivre pour tromperie, charlatanisme et mise en danger de la vie d’autrui.
La nature de cette affaire, jusqu’à plus ample informé, est essentiellement économique. Les produits incriminés sont de toxicité faible ou nulle et ont fait l’objet d ‘AMM* en ce qui concerne le citral-uréthane, produit central de la gamme. L’industrie pharmaceutique et ses distributeurs ne peuvent accepter la concurrence de traitements ne dépassant pas 100 € par mois contre 10 fois plus environ pour les médicaments conventionnels.
S’agissant du cancer, plus de 150 000 personnes décèdent chaque année en dépit des traitements officiels qu’elles ont reçues. Il est légal et légitime que les personnes malades puissent disposer d’autres traitements, surtout dans la mesure où ceux-ci, on peut en recenser quelques dizaines, sont infiniment moins toxiques que les traitements conventionnels.
A francfort, en décembre 1989, l’OMS a déclaré:
« La santé des individus et des communautés devraient absolument prendre le pas sur les considérations économiques et commerciales »
Charte européenne de l’environnement et de la santé, alinéa 6, principes fondamentaux d’intérêt général.
Les lobbies économiques, dans la recherche du profit maximum, sont dans leur rôle. Il appartient aux institutions civiles de protéger les intérêts fondamentaux des citoyens.
La défense de ces personnes est assurée par Me Ludot
* AMM sous le n° 302 – 326. sous sa présentation d’ampoules injectables et sous le n° 302 327.2 pour la formule pommade pour les propriétés suivantes:
« ajuvant des traitements anti-mitotiques. Bactéricide, anti -viral.
Fongicide. Antalgique. » Phytophylactique et à indications : algies néoplasiques et zona. Eczéma.
Source: Livre de Simone Brousse, On peut vaincre le cancer, P310 - 311
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UNE PAROLE DE BON SENS ! (édito CAP-LC Juin 2008)
Il arrive parfois de rencontrer une parole sensée au milieu d’un océan de sottises. Et là l’optimisme peut renaitre.
L’océan de sottises, parlons-en très vite, point n’est besoin ici de trop nous appesantir. Il s’agit du dossier élaboré par le Conseil de l’Ordre des médecins et concernant les médecines parallèles. Ayant globalement échoué dans leur lutte contre les minorités spirituelles, les groupements antisectes cherchent à élargir leur action en s’attaquant de plus en plus aux thérapies parallèles. Après les sectes et les dérives sectaires, ils s’évertuent maintenant à rechercher des « dérives thérapeutiques ». Et les mêmes méthodes de désinformation ont cours. Ainsi ce dossier fait croire que les thérapies parallèles n’ont aucun fondement scientifique et refuseraient totalement la médecine classique. Ce mensonge absolu répété sans fin est le prétexte invoqué pour s’attaquer à toute nouvelle pratique thérapeutique.
La parole de bon sens que nous avons cependant relevé dans ce dossier très partisan provient de Mme Françoise Chalmeau, membre de la Miviludes, chargée du secteur Santé/Bien-Être. En réponse à la question « Chez nos voisins européens, certaines méthodes rejetées en France sont pratiquées au grand jour… », Mme Chalmeau a fait la réponse suivante : « Certaines d’entre elles peuvent être acceptables dès lors qu’on ne les prend pas comme seuls recours dans un processus de guérison, qu’on les intègre dans des protocoles thérapeutiques éprouvés (des services hospitaliers en oncologie, pédiatrie, obstétrique, soins palliatifs, etc. recourent à l’hypnose, à la sophrologie, l’auriculothérapie, l’acupuncture, l’ostéopathie…). Ne soyons donc pas trop psychorigides ! Le rejet systématique des méthodes non conventionnelles par les institutions publiques et professionnelles fait qu’on a mal apprécié leur évolution et leur importance, aujourd’hui considérable. Ceux qui les pratiquent se sentant incompris, victimes, fonctionnent dans la non-transparence. Là est le danger. »
Nous sommes tout à fait en accord avec cette déclaration. Que les pouvoirs publics cessent d’être psychorigides et s’ouvrent enfin aux nouvelles propositions thérapeutiques comme d’autres pays européens l’ont déjà fait depuis longtemps. Que le libre choix thérapeutique instauré par la loi Kouchner puisse réellement être mis en application.
Mais voilà, la France s’est littéralement engouffrée dans cette voie de tous les dangers. La loi Kouchner affirme la liberté de choisir la thérapie de son choix, mais il est impossible de la mettre concrètement en œuvre parce que les acteurs des thérapies parallèles sont tout simplement persécutés et empêchés d’exercer leur activité. Exemple tout récent, cette descente de gendarmerie dans les locaux de l’association « Choisis la vie » qui distribuait des produits Solomidès.
Bafoués les droits des malades qui avaient fait le choix de cette thérapie parallèle !
Les mandarins de la médecine officielle, paresseux intellectuels qui refusent de remettre leurs dogmes en question, et avec eux tous ceux qui privilégient leur santé financière, veillent de concert à perpétuer leurs pouvoirs et leurs finances.
Une parole de bon sens certes, mais bien isolée au milieu de la cacophonie des mensonges pour des intérêts bien particuliers.
« Ne soyons donc pas trop psychorigides ! Le rejet systématique des méthodes non conventionnelles par les institutions publiques et professionnelles fait qu’on a mal apprécié leur évolution et leur importance, aujourd’hui considérable. » La Direction Générale de la santé estime que de 30 à 50% de la population fait appel à une thérapie parallèle. Alors pourquoi encore refuser aux français le droit de se soigner comme ils veulent ?
Et qui sont les artisans de ce refus ?
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Soin, technique, magie et acte sacré
« Dérives thérapeutiques, du phénomène de mode aux sectes », titre le Bulletin du conseil de l’Ordre d’avril 2008, nous avertissant du grand danger « à suivre les conseils de gourous qui promettent à leurs adeptes de les guérir de leur leucémie par de la psychologie, ou encore de ne jamais tomber malades s’ils se nourrissent uniquement d’air et de lumière ! »
Pour le Conseil de l’Ordre, ou la MIVILUDES, les jeux sont dores et déjà faits : d’un côté les scientifiques, garants de l’ordre et des bons choix, de l’autre, des charlatans/ hérétiques, se déclarant de leur art, cachant leurs désirs de manipulation derrière des croyances abracadabrantes… et faisant perdre à leurs patients ignares toutes leurs chances.
Science : seule chance de survie ?
Art et croyances : dangerosité inéluctable ?
S’agit-il de se soigner, de guérir, en faisant fi de ses croyances, pour ne pas risquer de se faire traiter de sectaire ?
A t’on le droit de se soigner, et pire, de guérir, quand ses croyances ne se situent pas exclusivement dans la scientificité de la médecine ?
Il est question de vie ou de mort dès qu’il y a expérience de maladie ou de souffrance, même sans gravité. Etre malade, c’est être face à la mort, de façon plus ou moins proche, plus ou moins aigue, c’est prendre conscience de sa vulnérabilité la plus profonde, de sa limite et de son impuissance.
Pour pallier à cette fragilité, chacun s’appuie sur ce qui lui donne force, et cela ne peut concerner que ses croyances, qu’elles soient en la toute puissance de la technique médicale, en son aide relative et en celle de soins plus naturels, en la remise à jour de ses attitudes et choix de vie, en la foi en soi, en la reconnaissance de ce quelque chose qui nous dépasse, en la foi « tout court »…. et pour beaucoup, un mélange de tous ces ingrédients.
Car chacun de nous porte dans son intimité la marque au fer rouge de ses croyances, conscientisées ou pas, nées de notre histoire, de notre culture. Et c’est avec tout cela qu’il va falloir traiter quand la maladie survient. Pas seulement avec un organe malade !
Parler de croyances, ce n’est donc pas faire croire en une étiologie divine, ou surhumaine, de la maladie et de sa guérison.
Ce n’est pas faire croire que certains ont le pouvoir de soigner et guérir, et d’autres pas… Ce n’est pas faire déraper inéluctablement le soin sur une pratique plus ou moins magique, proposant incantations, impositions des mains, manipulations et tromperies, ou refus irresponsables de tout traitement officiel, comme voudraient nous le faire croire MIVILUDES et Conseil de l’Ordre.
C’est en premier lieu reconnaître la valeur inestimable de la personne humaine, au delà de son statut, de son histoire, de ses actes, en reconnaissant les limites de l’identification de l’homme à son corps et de son corps à une machine. C’est l’aider à faire rejaillir ses forces et consolider sa confiance, avec les traitements les plus adaptés à son vécu, son histoire, sa sensibilité.
En fait, s’agit-il d’autre chose que d’instaurer une dimension éthique au soin, lui donner un sens « sacré » ?
Le monde est un lieu de sens, en cela il est sacré. Et l’acte de soigner ne peut que s’inscrire dans la perspective d’une donation de sens, qui n’est pas « promettre à une personne atteinte de leucémie que la psychologie va la guérir », mais juste reconnaître que le corps humain est un corps de parole, plongé dès son origine dans une culture.
Ce « sacré » concerne l’ouverture que le soi-niant (en s’oubliant pour entendre l’autre à travers ses mots) offre au soi-nié (resté bloqué dans les maux), en contactant en lui son humanité d’homme souffrant, qui s’impose et impose le respect par lui-même.
Soigner, c’est donc avant tout recréer le lien vers cette parole, qui n’appartient qu’à la personne, pour qu’elle se remette dans sa dynamique propre de vie, en choisissant les chemins qui le lui rendent possible (accompagnement et soins qui s’accordent à ses croyances profondes).
Pour cela, aucun acte médical ne peut être considéré comme seulement technique, au risque de dépouiller l’homme de tout rituel de passage, de le rabaisser à un véritable ustensile, de le traiter par manipulation jusqu’à élimination sous forme de déchet.
Bien sûr, se concentrer sur le seul acte technique permet au soignant de se protéger d’une trop forte implication affective, symbolique, existentielle.
Pour autant, doit on en arriver au déni intégral ? Car surconsommation médicamenteuse avérée des français, trou sans fond et difficultés diverses de la Sécurité Sociale nous parlent du prix à payer pour ce déni.
Et c’est à tout cela que donnent réponses la majorité des médecines non conventionnelles, qu’elles soient ancestrales ou plus novatrices : accueillir la personne malade dans son humanité, en tenant compte de sa souffrance, certes, mais surtout du sens qu’elle lui donne dans son histoire, pour qu’elle choisisse en conscience les techniques qui répondront le mieux à son humanité.
Sans nier la gravité éventuelle de son état, ni la nécessité de soins conventionnels.
N’est-ce pas une bonne façon d’ouvrir le chemin de sa guérison ?
Curieusement, cela est taxé de « non déontologique » par ceux qui prônent l’assujétion totale aux laboratoires pharmaceutiques, et de charlatanesque par d’autres qui s’autoproclament experts, conjoints dans leur incapacité à ne voir autre chose en l’homme qu’un vulgaire déchet recyclable.
Éthique, quand tu nous tiens…
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MISE SOUS INFLUENCE ?
Le cru 2007 est sorti, avec le rapport sans surprise de la MIVILUDES :
« L’accent a été mis sur les questions liées à la santé car il est manifeste que c’est l’un des trois domaines, avec la formation et l’économie, où prolifèrent le plus de nouvelles doctrines, de nouvelles écoles souvent perçues par les publics-cibles comme porteuses de risques en général et de risques de dérives sectaires en particulier.. »
C’est indéniablement la « mise sous influence » qui reste le grand danger supposé de ces « nouvelles doctrines ».
Selon Wikipedia, « l’influence est le processus par lequel une personne fait adopter un point de vue par une autre. L’influence opère une inflexion : celui qui aurait pensé ou agi autrement s’il n’était pas influencé se dirige dans le sens que souhaite l’influent de façon apparemment spontanée(1)… Cette notion d’influence peut recouvrir aussi bien des phénomènes de persuasion que des phénomènes d’imitation…(mode, imitation, conformisme, leadership, géopolitique, sociologique, intelligence économique - lobbying…) ».
Vous avez dit : « mise sous influence » ?
Les instances ordinales considèrent que les laboratoires, via leurs commerciaux, font de « l’information », quand ils vantent les mérites de leurs produits phares.
Les laboratoires considèrent qu’ils font bien de « l’information », quand ils cachent les risques démontrés de certains de ces produits, qui ne seront supprimés qu’au bout d’un nombre patent d’accidents (risques sont on démontrera souvent alors qu’ils étaient dûment connus des « experts » qui ont favorisé la mise sur le marché des dits produits !).
Les médias considèrent que leurs journalistes « scientifiques » font de « l’information » quand ils annoncent que des milliers de gens vont mourir de cancer du foie s’ils ne se font pas vacciner contre l’hépatite B.
« Information » qui les autorise à dire et à écrire, entre autres, que la transmission du virus peut se faire par contact avec la sueur d’un porteur, ou en buvant dans son verre (faits dont on connaît la haute scientificité !)…
Les associations anti sectes estiment qu’elles donnent bien une « information » quand elles dénoncent une thérapie non conventionnelle, ou psychothérapeutique, la décidant dangereuse ou sectaire, sans qu’à aucun moment la parole ne soit donnée à ceux qui la pratiquent, ou à ceux qui en bénéficient. Seuls à émettre leur avis, ces mêmes « experts » (entendez par là les instances ordinales, les laboratoires, les médias officiels…), unanimes pour parler de thérapeutiques « non éprouvées », pour des soins DONT ILS PRÉFÈRENT NE PAS APPRÉHENDER AU MINIMUM LE B-A-BA, et dont l’efficacité est pourtant prouvée et reconnue au niveau international (autant par l’OMS que par le Parlement européen).
Dans ce cas, « l’information » peut tronquer, mettre hors contexte, déformer ou extrapoler les faits sans jamais être mise en doute : la RUMEUR se trouve soudainement accéder au rang d’information !
D’un autre côté, quand il s’agit de « nouvelles doctrines », ou « nouvelles écoles » (”ces dérives sectaires qui combinent délit d’escroquerie et emprise mentale ou abus de faiblesse »), comme la kinésiologie, la psychogénéalogie, l’ayurvéda…voire les constellations systèmiques, et bien d’autres encore, l’information ne PEUT CONCERNER QU’UNE VOLONTÉ DE MANIPULATION, DE MISE SOUS INFLUENCE, D’ABUS FINANCIER OU D’INTÉRÊTS CRAPULEUX.
« MISE SOUS INFLUENCE » :
Oriente t’on notre regard du bon côté du miroir ?
(1) Souligné par l’auteure
__________________________________________________________________________________________________________________________ LES THÉRAPEUTES SONT-ILS DE DANGEREUX GOUROUS ? VERS UNE NOUVELLE ENQUÊTE PARLEMENTAIRE SUR LES THÉRAPIES
Les propos tenus récemment par le chef de l’État, puis par certains des membres de son gouvernement, ont déclenché un véritable débat sur la légitimité de reconnaissance des mouvements minoritaires. Ce débat nous paraît offrir l’opportunité de redéfinir et préciser les termes utilisés par les antisectes pour semer trouble et confusion sur tous les nouveaux groupes de pensée (philosophique, religieux, thérapeutiques…). Nous avons déjà dénoncé comment utiliser globalement le terme de secte, sectaire, dans le sens de « groupe dangereux » et en parlant des minorités de conviction sème la confusion, et crée une véritable discrimination.
Nous avons aussi révélé qu’au cours des enquêtes parlementaires précédentes, la dangerosité des groupes minoritaires s’est révélée nulle, quand il s’est agi de dénombrer les plaintes, et que les propos tenus par les responsables interrogés pour évaluer ce risque (un “non problème”!) ont été largement tronqués et détournés de leur sens pour donner raison aux anti-sectes (http://www.coordiap.com/enq5207-sectes-enfants-chiffre.htm).
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Nous sommes d’autant plus inquiets de voir que cette polémique incite à un renouveau de virulence des députés envers les médecines non conventionnelles.
Jacques Myard, député UMP, a en effet saisi le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, d’une demande de création d’une nouvelle enquête sur les dangers des sectes.
Selon ses propos : « malgré l’engagement des pouvoirs publics et des associations, les sectes dangereuses ne cessent de se développer, explorant de nouveaux domaines, en particulier le champ médical et paramédical“, tandis que Mr Accoyer appuie la demande du décret d’application de la loi sur les psychothérapeutes.
Rappelons que depuis un an, l’ADFI reçoit également une subvention triennale de 35 000€ (DDASS: 10 000€, Région 17 000€, Ville de Paris 8000€) pour établir la liste « des gourous, déguisés en thérapeutes, psychanalystes, psychologues, professeurs de Zen ou de Yoga, médiums et voyants … » car « la méconnaissance de ces outils ne permet pas à un public vulnérable de faire la différence entre le charlatanisme des sectes et le professionnalisme médical. »
Une nouvelle liste « noire » verra t’elle le jour ?
Est-il besoin de rappeler les dégâts crées par celle de 1995, dont on continue à subir les effets néfastes - bien que Mr Raffarin, ancien premier Ministre, en ait demandé l‘annulation - , les sévices subits par les anthroposophes, les conflits entre les divers psychothérapeutes autour de la loi Accoyer, pour éviter la disparition des nouveaux courants thérapeutiques, dont l’OMS et le Parlement Européen jugent le développement souhaitable ?
Les citoyens se laisseront-ils traiter comme des êtres vulnérables, fragiles, incapables de se faire une opinion, de choisir leurs voies thérapeutiques ?
Les thérapeutes accepteront-ils que soit semée entre eux une zizanie qui finirait par avoir raison de la totalité d’entre eux ?
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LE CRU 2007: À VOTRE SANTÉ!
Médicaments et vaccins, sans cesse des progrès ! - titre un journal à sa page « bien-être », précisant que l’année 2007 a été un bon cru !
Les progrès thérapeutiques les plus nombreux toucheraient la cancérologie, la neurologie… mais surtout les vaccins, dont 245 sont en essais cliniques !
Voilà de quoi réjouir tous ceux qui espèrent encore que la Maladie, le Cancer, n’attendent pour disparaître dans les nimbes que l’arrivée du médicament miraculeux, ou du vaccin éradicateur définitif.
Le bon cru concerne sans doute les milliers de cancéreux surdosés au cours de leur traitement de radiothérapie, bienheureux de ne pas y avoir laissé la vie…
Le bon cru concerne aussi certainement ceux qui ont fait les frais d’un surdiagnostic au cours du dépistage organisé du cancer du sein, ou de la prostate…quand le dépistage devient une forme d’acharnement contre le cancer…
Le bon cru, est-ce l’absence d’amélioration des chiffres de guérison des cancers, malgré un plan spécial soutenu par l’ancien président de la République ?
Le bon cru, est-ce l’arrivée en justice de ceux qui ont fait les frais des vaccinations contre l’hépatite B… et dont la vie est si irrémédiablement entamée ?
Le bon cru, ce sont les eaux de rivières gorgées de pesticides, herbicides, mais aussi dorénavant d’antibiotiques, antidépressseurs, anxiolytiques, pilules et autres hormones, que les stations d’épuration ne peuvent éliminer ? À moins que cela ne soit le fait que les détracteurs de l’homéopathie ne peuvent plus dire que « prendre des granules revient à avaler une louche d’eau de rivière » ?
Le bon cru, c’est quand d’éventuelles expérimentations humaines, financées par de puissants labos de biotechnologie, se font sous couvert d’aide humanitaire et d’arche qui se veut mythique ?
Alors, le bon cru semble visiblement réservé aux laboratoires pharmaceutiques, à ceux qui s’autoproclament leurs spécialistes, qui crient au haro à la moindre remise en question de leur éhonté pouvoir, mais dont les bénéfices continuent à augmenter… comme à tous ceux qui revendiquent que la santé est un enjeu de consommation à vendre au prix fort.
Le bon cru, c’est l’augmentation croissante du nombre des cancers et autres maladies graves, car elles nourrissent la logique du toujours plus… la logique de croissance : le business régit le monde de la santé plus de cas, plus d’actes = plus de moyens…
Pour le bon cru, il faut donc être du bon côté de la barrière…
Et oui…
Le bon cru n’est pas pour le quidam qui tombe en malédiction : la médecine moderne, scientifique, technique, lui refuse tout droit à guérir. Guéri, ou mort, il n’intéresse plus : sa dépendance s’arrête.
Découpé en morceaux, c’est vivant qu’il offre désormais son corps à la médecine, en se prêtant à ses essais, honteux d’oser douter de sa compétence. Plus il vit, plus il consomme de soins, plus il est adulé, plus on est à ses petits soins, plus il est dépendant, plus il a peur, plus il perd pied. Comment croire en la validité de soins qui lui manquent si souvent de respect, blessent sa foi et ses croyances , le nient au plus profond de sa chair ?
Le drame, c’est qu’il n’a pas la possibilité d’en parler.
Il ne peut qu’avoir l’espoir que malgré ses doutes, celui qui prend le pouvoir sur lui détienne vraiment la vérité et la solution, et s’accroche comme une bouée de sauvetage à cette pensée, en se soi-niant.
Les sectes et les gourous ne sont pas là où on les cherche….
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TO BE OR NOT TOUBIB…
Début décembre, a été remis à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et à François Fillon, Premier ministre une demande de dissolution des divers Conseils de l’ordre des médecins, s’appuyant sur les dernières actualités :
–> les enquêtes de l’IGAS (les dérives financières du conseil de l’ordre parisien, enjeux financiers et coûts de la visite médicale),
–> le rapport du Sénat sur la trop grande proximité entre les laboratoires pharmaceutiques et les médecins (lien entretenu par le Conseil de l’Ordre) contradictoire avec l’interdiction d’aliénation et de dépendance du médecin (article 5 du code de déontologie médicale)
–> l’existence de certains cumuls de postes incitant à la confusion entre thérapies non conventionnelles et sectes ou dérives sectaires (le Dr Grunwald, secrétaire du conseil de l’Ordre des médecins, est membre de la MIVILUDES) ; or, l’on connaît l’acharnement actuel de la MIVILUDES envers les thérapies non conventionnelles, son désir de faire passer ceux qui les utilisent pour des charlatans ou des manipulateurs !
–> l’instauration d’une véritable discrimination au sein du corps médical, empêchement majeur à une collaboration entre les diverses formes de pratique médicale, pourtant demandée par ces médecins et leurs patients…
–> l’inertie du même conseil de l’Ordre face à des dérives graves, ses membres se déclarant alors inaptes à juger du bien-fondé de plaintes !
Cette demande rappelle les engagements et propositions du Parlement européen (RESOLUTION sur une harmonisation européenne des questions d’éthique médicale, septembre 1988) :
- harmonisation européenne des pratiques,
- ouverture et facilitation des médecines non conventionnelles,
- intégration des patients dans les procédures d’évaluation des pratiques ou des médecins, au cours de procédures publiques
- respect de la Convention européenne des Droits de l’homme dans les procédures ordinales et droit de recours pour atteinte aux intérêts du malade,
- restriction des pouvoirs disciplinaires de l’Ordre des médecins (avertissement ou blâme seuls) et séparation des pouvoirs.
Cette demande s’appuie aussi sur les textes de l’OMS offrant en solution à l’augmentation faramineuse des coûts de soins l’ouverture aux médecines traditionnelles entendues comme ayant fait leurs preuves, comme aux pratiques d’apparition plus récentes (kinésiologie…), en vue de leur évaluation.
À défaut de sensibilisation effective des ministres concernés, il est à craindre que les médecins non conventionnels soient exterminés en quelques années…
À moins que les médecins en exercice (conventionnels et non conventionnels) ne se sentent inspirés ? Car défendre ses libertés, de choix, de pensée, de prescription… nous concerne tous.
La désobéissance – ou le refus d’obéissance – ne sont-ils pas parfois de véritables actes citoyens ? Les faucheurs d’OGM nous ont, quant à eux, proposé leur réponse…
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Hépatite B : deux laboratoires convoqués par la justice
François Vignolle et Marc Payet
mercredi 12 décembre 2007 | Le Parisien
Entre 1994 et 1998, quelque 21 millions de Français ont été vaccinés contre l’hépatite B.Nombre largement sous-estimé a déclaré le médecin breton Melle Groussac, auteur d’une thèse sur les dangers du vaccin anti-Hépatite B et celui de la grippe lui ont valu une solide réputation d’empêcheuse de tourner en rond : bien plus de 30 millions d’enfants auraient été vaccinés [voir les statistiques de la CRIVIE - Dr Vercoutère - Pau ].
Mille trois cents patients ont développé, depuis, des troubles neurologiques (toujours selon les mêmes sources et grâce à des personnes du milieu hospitalier, atteintes elles aussi, les chiffres sont vraisemblablement bien plus important. Les calculs du Dr Groussac lui permettent de penser à plus de 250.000 victimes). Selon les lois du Professeur Raoul Kourilsky toute vaccination quelle qu’elle soit, entraîne inéluctablement des troubles de l’organe atteint électivement par la maladie. Toute vaccination entraîne une aggravation anatomique ou fonctionnelle des organes les plus faibles. Facteurs cibles : foie, système nerveux. Conférence de ce Professeur, membre de l’Académie de médecine en 1966 [ 12 balles pour un Véto du Dr Quiquandon ].
On se dirige vers la mise en examen des deux laboratoires qui ont élaboré le vaccin.
TREIZE ANS après la campagne de vaccination massive contre l’hépatite B, la juge d’instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy vient de convoquer les deux groupes pharmaceutiques qui ont fabriqué le vaccin en vue d’une probable mise en examen, pour « tromperie aggravée », en janvier.
Les laboratoires GlaxoSmithKline et Aventis Pasteur MSD, déjà placés sous le statut de témoins assistés, ont reçu un courrier pour un rendez-vous en début de semaine prochaine au pôle santé du parquet de Paris. La magistrate s’assurera de l’identité des représentants légaux des laboratoires avant de leur signifier leur éventuelle mise en examen en tant que personnes morales.Une étape formelle, mais nécessaire, car les deux groupes ont changé de structure et de dirigeants depuis le début de l’affaire, en 1994. La qualification d’homicide involontaire pourrait être retenue contre Aventis Pasteur MSD. Le laboratoire nous a déclaré « ne pas vouloir s’exprimer sur le sujet du vaccin contre l’hépatite B ». Chez Glaxo-SmithKline, on indique : « Comme dans toute affaire, nous ne souhaitons pas faire de commentaires. »
Six plaintes en cours
La justice reproche aux deux fabricants pharmaceutiques de ne pas avoir déclaré l’ensemble des effets indésirables ou secondaires lors de la commercialisation de ce produit en 1994.Depuis, plus de 1 300 personnes vaccinées ont souffert d’affections neurologiques dont un petit millier de sclérose en plaques (SEP).
Le lien entre l’administration du produit et l’apparition de ces maladies dégénératives a suscité de vives polémiques chez les experts scientifiques, auprès des tribunaux administratifs et de la justice pénale. L’Etat a reconnu sa responsabilité à la suite d’un arrêt du Conseil d’Etat : 150 personnes ont bénéficié d’indemnisations de 2 000 à 15 000 € par an au titre du préjudice subi. Mais l’instruction menée au pénal à la suite des plaintes de six patients est toujours en cours. Nous sommes toujours en relation avec plusieurs infirmières, personnels divers d’hôpital, handicapées, plus ou moins lourdement par ces vaccins.Les interrogations se concentrent sur la pertinence d’une campagne massive. Le Dr Vercoutère et S. Simon ont écrit un livre à ce sujet ” Vaccin Hépatite B, les coulisses d’un scandale. Ed. M. Piétteur. Livre révélateur des mensonges et recettes monstres des Labos. Il est à noter que, d’après le Dr Quiquandon, les saponines utilisées comme adjuvant de l’immunité déclenchèrent des lésions sur les cellules de Kupfer et l’Hépatite A.
Entre 1994 et 1998, plus de deux tiers de la population et presque tous les nouveaux-nés ont été vaccinés, soit quelque 14 millions d’adultes et 7 millions d’enfants de moins de 15 ans (chiffres largement erronés).Le virus de l’hépatite B était présenté comme aussi dangereux que le sida et transmissible par la salive, un non-sens. Les dépliants des groupes pharmaceutiques inondaient les cabinets médicaux pour vaincre ce fléau. Selon Bernard Fau, avocat de parties civiles, l’hépatite B ne concernait que des groupes à risques (toxicomanes, personnes ayant plusieurs partenaires sexuels sans protection, professionnels de santé…) :
« Il n’existait pas d’intérêt de santé publique à vacciner une population entière. » Une analyse qui converge avec le rapport des experts Salamon, Henry et Gilleron, rendu en juin 2006 à la juge : « Les contrôles des campagnes commerciales menées par les laboratoires pour assurer la promotion de leurs produits laissent apparaître d’importantes insuffisances. ».En fait, la désinformation est telle en matière de vaccination que, d’après notre enquête menée en Pyrénées-Atlantiques 1 seul médecin sur 25 connaissaient la composition des vaccins. Leurs arguments sur les vaccins nous indiquaient leur parfaite méconnaissance du sujet. D’autre part, des médecins de Normandie, nommés par une victime du vaccin, j’ai eu l’occasion de leur téléphoner savaient pertinemment les dangers du vaccin Hépatite B; ils ne vaccinaient donc que les ” étrangers”, mais pas leur progéniture !
Philippe Douste-Blazy, ministre de la Santé à l’époque, a expliqué qu’il avait suivi l’avis de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avant de décider de lancer les vagues de vaccination dans les milieux scolaires.
Plusieurs médecins amis m’ont communiqué qu’ils croyaient savoir que les laboratoires avaient été “reconnaissants du concours” du Ministre. A cette époque le ministre italien de la Santé a été reconnu coupable d’avoir touché des pots de vin. Il a terminé son mandat en prison.
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APPEL DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ
Vous trouverez ci-dessous et en pièce jointe un Appel international des professionnels de la Santé qui s’adresse à Mme Chan, directrice de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et au ministre de la santé de chaque pays donc, en l’occurrence, à Mme Bachelot pour la France.
Il réclame la révision de l’entente entre l’OMS et l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) qui empêche jusqu’à maintenant l’OMS de faire correctement son travail de santé sur les problèmes de radioactivité. Cet appel a déjà été pré-signé (initié) par 21 personnalités internationales de la santé de différents pays en tenant compte de la parité la plus complète possible (10 femmes et 11 hommes).
Cet appel est à faire signer exclusivement par tous les professionnels de la santé (médecins, thérapeutes, infirmières, pharmaciens, etc.) pour envoi sur papier et par la poste à l’adresse genévoise qui figure à la fin de l’Appel (d’où il sera retransmis aux personnes concernées).
Ce qu’il vous est demandé de faire : Imprimer les 2 pages de la pièce jointe, en faire quelques photocopies et partir en chasse d’au moins quelques signatures de professionnels de la santé (médecins, thérapeutes, infirmières, pharmaciens, etc.).
Attention ! Cet appel doit être signé UNIQUEMENT par des professionnels de la santé ! On demande une seule signature par appel (ce n’est pas une pétition) et que le signataire (ou petit groupe de signataires) l’envoie pas la poste à l’adresse genévoise de Philippe de Rougemont figurant à la fin de cet appel.
Le bien faire savoir aux signataires.
On peut de plus envoyer l’appel vierge à Mme Bachelot, professionnelle de la santé (pharmacienne), en lui demandant de le signer… Geste essentiellement symbolique et militant.
Merci d’avance pour votre précieuse contribution.
André Larivière
Contacts internationaux pour le Réseau Sortir du nucléaire (Fédération de 800 associations)… et membre de la Coalition Action OMS
*Appel des professionnels de la santé pour l’indépendance de l’Organisation Mondiale de la Santé*
/initié par/
- Fran Baum, Co-Dir. People’s Health Movement, Dépt de Santé Publique, Flinders Univ. (Australie du Sud)
- Rosalie Bertell, Dr Epidémiologiste, Past Prés. Int. Instit. Concern Public Health, Regent Int. Physicians for Humanitarian Medecine Geneva, International Science Oversight Comittee, Ass. of Organic Consumers (USA)
- Elena.B. Bourlakova, Dr med., Prof. Institut Semenov Physique Clinique, Acad. des Sciences Moscou. (Féd. Russie)
- Christelle Braconnot, Infirmière (France)
- Blanche Dubois, Infirmière (France)
- Marina Carobbio, Dr med., Conseillère Nationale (Suisse)
- Lena-Marie Glaubitz, Etudiante en médecine (Allemagne)
- Liliane Maury Pasquier, Sage femme, Conseillère Nationale (Suisse)
- Maria Roth- Bernasconi, Infirmière, Conseillère Nationale ( Suisse)
- Youri.I. Bandajevsky, Dr med., Prof, ex-Recteur Faculté de Médecine de Gomel (Belarus)
- Abraham Behar, Dr med., Prés. As. Française Médecins Prévention Guerre Nucléaire, Past Prés.IPPNW Europe (France)
- Chris Busby, Epidémiologiste, Secrétaire Scientifique ECCR ( Comité Européen sur le Risque de l’Irradiation) (GB)
- Denis Fauconnier, Dr med. généraliste en Corse (France)
- Michel Fernex, Dr med., Prof émérite Faculté de Médecine de Bâle, Prés. Enfants Tchernobyl, Bélarus (France)
- Pierre Flor-Henry, Dr med., Prof, Dir. Service Psychiatrique adulte Hôpital. Alberta (Canada)
- Claudio Knüesli, Dr med., oncologiste, Prés. PSR/ IPPNW Switzerland ( Suisse)
- Andreas Nidecker, Dr med., Prof. radiologie, Faculté de Médecine de Bâle (Suisse)
- Hani Serag, Dr med., chercheur en santé publique, coordinateur international PHM (Egypte)
- Claudio Schuftan, Dr med., Consultant International (Vietnam)
- Joël Spiroux, Dr med., expert santé environnementale Union Rég. médecins libéraux Hte Normandie (France)
/adressé à /
Madame CHAN Directrice Générale de l’OMS
/et à/
Mme Bachelot -Narquin, Ministre de la Santé
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) tend à résoudre les problèmes de santé publique. À cet effet, elle doit “aider à former parmi les peuples, une opinion publique éclairée” (Constitution de l’OMS, entrée en vigueur le 7 avril 1948). Or, depuis la signature le 28 mai 1959 de l’Accord OMS-AIEA (WHA 12-40), l’OMS paraît soumise à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), pour ce qui concerne les risques liés à la radioactivité artificielle, notamment dans l’étude des conséquences sanitaires de l’explosion de Tchernobyl.
Professionnels de la santé, nous nous joignons à ceux qui demandent que l’OMS recouvre son indépendance, conforme à sa Constitution, y compris dans le domaine des rayonnements ionisants. Par le passé, l’OMS, infiltrée par le lobby du tabac, a été paralysée dans la lutte contre le tabagisme passif.
De la même manière, l’OMS se trouve paralysée par le lobby de l’atome qui est incomparablement plus puissant et représenté par l’AIEA au plus haut dans la hiérarchie de l’ONU. Cette agence dépend du Conseil de Sécurité, d’où elle coordonne la promotion du nucléaire commercial. L’OMS et les autres agences dépendent, elles, seulement du Conseil Economique et Social.
L’objectif statutaire principal de l’AIEA est “l’augmentation et l’accélération de la contribution de l’énergie atomique pour la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier”.
L’Accord de 1959 exige que ”chaque fois que l’une des parties se propose d’entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l’autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d’un commun accord”.
L’Accord prévoit aussi, article III, “… de prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de certains documents”. Cette confidentialité a conduit à la non-publication des actes des Conférences OMS de Genève sur Tchernobyl du 23-27.11.95. Promis pour mars 1996, les 700 participants attendent encore ces documents. Le Dr. Nakajima, alors Directeur Général de l’OMS, confirme en 2001, devant la TV suisse italienne, que la censure des actes est due aux liens juridiques entre l’OMS et l’AIEA.
Pour les projets de recherche, “régler la question d’un commun accord”, c’est ôter toute liberté à l’OMS dans le domaine des accidents nucléaires. L’annexe au programme des Conférences OMS de Genève, illustre ce fait, quand elle décrit la chronologie de l’accident de Tchernobyl. L’annexe confirme que sur le terrain, l’OMS s’est engagée trop tard. Les deux derniers points méritent d’être relus :
- “Début 1990 L’OMS [est] invitée par le Ministère soviétique de la Santé à mettre sur pied un programme international d’aide”
- “Mai 1991 Achèvement du Projet International par les soins de l’AIEA”. Ainsi c’est l’AIEA qui a fourni les plans demandés par le Ministre de la Santé de l’URSS, en lieu et place de l’OMS. Ceci explique que les atteintes génétiques connues pour être essentielles depuis la publication en 1957 du rapport d’un groupe d’étude réuni par l’OMS sur les “Effets génétiques des radiations chez l’homme”, aient été omises, les caries dentaires ayant pour l’AIEA une plus haute priorité. En conséquence, ce sont les promoteurs du nucléaire, l’AIEA et son porte-parole l’UNSCEAR, tous deux obligés aux cadres autoproclamés de la CIPR, qui informent l’ONU sur les problèmes de santé à Tchernobyl.
Citant 32 morts par irradiation en 1996, ils en concèdent 54 en 2005, et 4000 cancers de la thyroïde chez l’enfant, que l’AIEA ne peut plus contester, comme elle le fit jusqu’en 1995. Il est urgent que l’OMS vienne en aide à un million d’enfants condamnés à vivre en milieu contaminé par des radionucléides de Tchernobyl. L’irradiation se fait par voie externe et, jusqu’à 90% par voie interne. Certains organes concentrent énormément de radionucléides. L’irradiation très chronique qui en résulte a des effets délétères sur la santé.
Au Bélarus aujourd’hui, 85% des enfants des régions contaminées sont malades ; avant l’explosion ce n’étaient que 15%.
Le Médecin chef de la Fédération de Russie signalait, en 2001, que 10% des 184.000 liquidateurs russes étaient décédés et qu’un tiers était invalide. L’Ukraine a fourni 260.000 liquidateurs. Selon le communiqué de presse de l’ambassade d’Ukraine à Paris publié le 25 avril 2005, 94,2% d’entre eux étaient malades en 2004. Lors des Conférences de Kiev en 2001, on apprenait que 10% de ces travailleurs sélectionnés, la moitié étant de jeunes militaires, étaient décédés et qu’un tiers était gravement invalide, la situation se détériorant rapidement.
L’ambassade d’Ukraine comptait 87,85% de malades chez les habitants des territoires encore radiologiquement contaminés. La proportion des malades augmentait d’année en année. Des centaines d’études épidémiologiques en Ukraine, au Bélarus ou dans la Fédération de Russie ont établi l’apparition dans les territoires contaminés d’une augmentation significative de tous les types de cancers causant des milliers de morts, une augmentation de la mortalité périnatale et infantile, un grand nombre d’avortements spontanés, un nombre croissant de malformations et d’anomalies génétiques, des troubles et des retards du développement mental, un nombre croissant de maladies neuropsychiques, de cécités et de maladies des systèmes respiratoires, cardiovasculaire, gastro-intestinal, urogénital et endocrinien.
Nous, professionnels de la santé, nous nous joignons aux associations qui depuis plus de dix ans contestent ces dérèglements. Nous soutenons les vigies qui stationnent silencieusement à l’entrée de l’OMS depuis le 26 avril 2007. Nous demandons avec eux la révision de l’Accord (WHA 12-40) afin de rendre à l’OMS son indépendance conforme à sa Constitution. Nous demandons que la révision de l’Accord soit inscrite à l’ordre du jour de la prochaine Assemblée Mondiale de la Santé (WHA), pour que l’OMS puisse “agir en tant qu’autorité directrice et coordinatrice, dans le domaine de la santé” ; “stimuler et guider la recherche…”; “fournir toutes informations, donner tous conseils et toute assistance dans le domaine de la santé” [Articles 2 a, n et q de la Constitution de l’OMS], même lorsqu’il s’agit de rayonnements ionisants ou des conséquences sanitaires de Tchernobyl. Il faut étudier l’effet des faibles doses très chroniques, liées à l’incorporation prolongée de radionucléides artificiels.
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Nom Prénom Profession Adresse Signature
Renvoyez à l’adresse suivante : « *Indépendance pour l’OMS »* - Philippe de Rougemont, 71 rue Liotard 1203 Genève – Switzerland.
1 CIPR: Commission Internationale de Protection Radiologique
2 Données du ministère de la Santé et de l’Académie des sciences du Bélarus fournies lors des auditions parlementaires en avril 2000
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UN ORDRE, DÉSORDRES…
Par souci d’apaisement, le Conseil de l’Ordre national des médecins a demandé au premier ministre de dissoudre le conseil départemental d’Ile de France, bien que selon lui, le rapport de l’IGAS n’ait rien révélé d’ anormal au cours de son enquête interne.
Curieusement, la conclusion de Roselyne Bachelot, la veille, n’avait pas la même teneur, qui tendait à confirmer les énormes fautes éthiques commises par certains des membres éminents de ce conseil, rendant impératif sa dissolution.
Dans la même veine, l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) dénonce le coût exorbitant du dispositif d’information des médecins libéraux par les visiteurs médicaux des laboratoires, dispositif dont le but est de favoriser l’augmentation globale des prescriptions, et appelle à « une réduction de plus de moitié des dépenses consacrées à la promotion des médicaments ».
Selon cette enquête, le coût de la promotion des médicaments se monte à plus de 25 000€ par an et par généraliste[1] - et qu’en est-il pour les spécialistes ? Dans les faits, cette promotion s’appuie sur la distribution de cadeaux fortement incitatifs[2] ( invitations prestigieuses, aides aux investissements réalisés par le médecin, voyages…bien sûr non imposables), dont l’acceptation a une influence notable sur les prescriptions. Retour à l’envoyeur difficile à éviter, d’autant que la mise sous contrôle est tout à fait réalisée par la répétition rituelle et régulière du visiteur médical « incitatif », tenu par la nécessité de recevoir ses primes.
En juin 2006, un rapport du Sénat au nom de la commission des Affaires sociales sur les conditions de mise sur le marché et de suivi des médicaments (rapporteures Marie-Thérèse Hermange et Anne-Marie Payet) dénonçait déjà la collusion entre les laboratoires pharmaceutiques et le milieu médical, la dépendance de l’information et des expertises réalisées dans l’obtention des AMM (autorisations de mise sur le marché).
Tout cela n’a donc rien de déontologique[3]….pourtant, l’Ordre prône haut et fort que seuls les laboratoires pharmaceutiques peuvent entretenir les connaissances des médecins, dont la formation dans ce domaine est très imparfaite. Son idée serait même de mettre en place la validation de l’aptitude à prescrire de chaque médecin par un examen réalisé et contrôlé par les laboratoires pharmaceutiques !
Où il apparaît de plus en plus que la déontologie prônée par les Ordres de médecins sert réellement à préserver les privilèges de certains de ses membres, est totalement dévouée à l’industrie pharmaceutique… et plus du tout au service du citoyen !
À quand donc la dissolution de l’ordre des médecins dans son intégralité, et la mise en place d’un conseil éthique digne de ce nom