À PROPOS….
LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, AU PREMIER MINISTRE, AU MINISTRE DE LA SANTÉ, À MONSIEUR DOUSTE BLAZY, À BERNARD KOUCHNER…
RÉFLEXIONS SUR LA LIBERTÉ DE CHOIX THÉRAPEUTIQUE, LA LIBERTÉ DE PENSÉE, LA LIBERTÉ D’EXPRESSION
À l’heure où je vous écris, le docteur Martine Gardénal passe devant le Conseil de l’ordre national des médecins, mise en cause par la caisse des Assurances sociales des Yvelines. Procédure particulière pour un médecin qui dérive et oublie ses engagements hippocratiques ? Exception ?
Jean Solomidès, Mirko Beljanski, Antoine Priore, Jacques Benveniste, Loïc Le Ribault… non médecins, ont mis au point des traitements salvateurs ; pourtant en leur temps, ils ont tous été victimes de la vindicte ordinale, ou professionnelle, voire en procédures (harcèlement fiscal, attaques pour exercice illégal de la pharmacie, de la médecine, poursuites pour thérapeutiques «non éprouvées scientifiquement»…) : les moyens utilisés pour les neutraliser ne se comptent plus.
Or, ces traitements, inconnus de la plupart des médecins conventionnels, ont permis à de nombreux patients, qui en témoignent, de se stabiliser, de s’améliorer, voire de guérir de maladies graves, pour lesquelles ils avaient été condamnés (par ces mêmes médecins plus conventionnels, auteurs des diagnostics). Ce sont encore ces mêmes médecins (en toute ignorance ?), qui les combattent jusqu’à l’hallali, les traitant de charlatans, de voleurs et de menteurs !
Privés de leur droit à poursuivre les soins nécessités par leur état, et qu’ils avaient choisis, en toute connaissance de cause, ces patients se voient en sus privés de leur droit à exprimer une quelconque revendication et n’ont qu’à payer de leur vie d’avoir osé DÉCIDER CE QUI ÉTAIT LE MIEUX POUR EUX !
Jean-Pierre Maschi, Philippe Lagarde, Gérard Guéniot, Robert Schroeder, Alain Dumas, Didier Moulinier, Marie- Hélène Groussac, Marc Vercoutère, Martine Gardénal…Ryke Geerd Hamer…. tous médecins cette fois-ci. Précurseurs et utilisateurs de traitements non conventionnels, ils ont la totale confiance de leurs patients… et se font mettre en cause par leurs instances ordinales (tribunal des Affaires sociales ou disciplinaire) sous le prétexte «qu’ils manipulent ou contraignent leurs patients à des soins qu’ils savent être inefficaces».
INSTANCES ORDINALES QUE VOUS SOUTENEZ ET LÉGITIMEZ, ALORS QUE SEULEMENT 25% DE LA POPULATION MÉDICALE participent au vote des conseillers ordinaux ! Et que la majorité des médecins prône sa suppression !
Penchons-nous sur l’histoire de quelques-uns de ces médecins : le Dr Maschi, radié à vie en 1968 pour s’intéresser aux pollutions électromagnétiques, les mettre en relation avec la survenue des Scléroses En Plaques… et proposer un traitement adéquat. Il est réhabilité par le président de la République, Monsieur Chirac lui-même, en 2002.
Pendant plus de 30 ans, le Dr Maschi a revendiqué l’esprit scientifique de ses découvertes, a comparu de nombreuses fois devant les juges ordinaux, procès au cours desquels il a été traité de charlatan, puis a été poursuivi pour exercice illégal de la médecine. Pourtant aujourd’hui, qui ignore encore la dangerosité de ces mêmes pollutions ?
Citons le Dr Dumas, qui va enfin être réhabilité après 8 ans de procédures lancées par le Conseil départemental des Côtes d’Armor…
Je ne parle pas de ces médecins touchés au coeur, qui se sont suicidés après l’annonce de leur condamnation (Dr Julien, Dr Gabriel…), de ceux – ils sont légion - qui n’ont pas les moyens de poursuivre les procédures pour obtenir réparation et se retrouvent du jour au lendemain totalement privés de leurs moyens de subsister…
Il ne fait pas bon être un précurseur de thérapies salvatrices dans le domaine médical. Ou alors, il faut être assez solide pour tenir le coup pendant 33 ans – un vrai parcours sacerdotal – en espérant être reconnu de son vivant et réhabilité, ou prendre le risque d’être mis au pilori !
Le Conseil de l’ordre s’attaque parfois à des médecins «conventionnels» : en 2000, les époux Delépine sont poursuivis. Comme par hasard, ces médecins (Nicole Delépine, pédiatre et cancérologue à Avicenne, et Gérard Delépine, chirurgien spécialiste des cancers osseux), prônent tous deux le «sur mesure» dans le domaine de la cancérologie, et s’opposent à la standardisation et la randomisation des traitements anticancéreux !). Ils s’appuient sur des protocoles de soins, mis au point aux USA, qui s’adaptent à l’état des patients… mais ne sont pas «reconnus» en France. Pas «soutenus» par les laboratoires ?
Poursuivre et accuser SOS médecins pour concurrence déloyale envers leurs confrères, alors que plus personne n’assure les gardes de nuit, est-ce dans l’intérêt des patients, ou une obstination à préserver certains intérêts corporatistes ?
Et que dire de l’affaire du Dr Michele D’Auria, médecin de l’Abbé Pierre et des sans-abri, harcelé par le Conseil de l’ordre qui refuse de le laisser exercer ! Y aurait-il des patients qui n’ont pas accès au droit de soins et de médecin ?
Dernièrement, une association citoyenne de santé pour la liberté thérapeutique se voit refuser l’accès aux salles de la mairie dont elle bénéficie depuis 18 ans, sur pression du Conseil de l’ordre des médecins, de l’ADFI (Association de Défense de la Famille et de l’Individu) et de la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives à caractère sectaire) et du CCMM (Centre contre les Manipulations Mentales) sous prétexte qu’elle invite régulièrement des médecins non conventionnels ! Cette interdiction a t-elle vraiment pour objectif le bien et la protection des citoyens ?
Qu’en est-il du droit à l’expression et à la liberté de pensée et d’information ?
Qu’en est-il du consentement éclairé du patient ? Car consentement éclairé sous-entend choix entre plusieurs traitements : donc pas chantage, ni traitement consenti à tout prix par pression, ou opposé à une absence de traitement avec condamnation à l’échec. Le médecin n’a-t-il pas vocation à prodiguer un accompagnement sans jugement ni culpabilité ? Il apparaît a contrario que le Conseil de l’ordre ait une interprétation tout à fait particulière de ce consentement éclairé !
Qu’en est-il de l’indépendance du médecin dans son choix thérapeutique, quand ce sont les firmes pharmaceutiques qui gèrent la formation continue des médecins, et leur évaluation ! Cette dépendance à l’industrie pharmaceutique, qui s’affiche d’ailleurs dans les locaux du Conseil national de l’ordre des médecins aurait-elle à voir avec le refus de prendre en compte les médecines non conventionnelles et leur évaluation ?
Qu’en est-il de ces citoyens responsables prêts à assumer les conséquences de leurs choix ? Car si les plaignants sont remarquablement peu nombreux à initier et entretenir les procès, nombreux a contrario sont ceux qui viennent soutenir les médecins en qui ils ont foi, leur témoigner leur confiance.
Qu’en est-il de ces médecins-conseils de la sécurité sociale, qui menacent, font pression, sur des patients fragilisés, ou leur famille, au cours d’entretiens «inquisiteurs» pour les amener à se retourner contre ces mêmes médecins en qui ils ont mis leur confiance ? N’est-ce pas là de la manipulation, voire de la discrimination ? Sécurité sociale qui tient en otage tous ses cotisants en les obligeant à suivre des traitements conventionnels, (visite de contrôle inquisitoriale, pression, harcèlement moral….) et assigne en procès les médecins dont les pratiques la dérangent… procès qui se déroulent aux Tribunaux des Affaires sociales des… Conseils de l’ordre des médecins.
Est-il normal que le Conseil de l’ordre refuse de tenir compte des témoignages de nos patients, sous prétexte «que la maladie les fragilise et leur fait perdre tout sens objectif et tout pouvoir décisionnel», en profitant pour «dérouler» des simulacres de procès où seuls sont entendus les témoignages à charge ?
Y a-t-il une mort juste, douce, si l’on a reçu les soins chimiques officiels, et une mort inacceptable, par défaut, significative de refus de soins chimiques et de manipulation par des charlatans ?
La loi a tranché ! Pourtant le Conseil de l’ordre s’arroge le droit d’interpeller et de condamner ! Faut-il souhaiter que ces patients se marginalisent et se soignent seuls et sans aide médicale ?
Englober les médecins non conventionnels sous le terme de «thérapeutes du bien être» (laissant à penser que certains d’entre eux ne sont pas médecins), puis les amalgamer à des sectes : manipulations efficaces destinées à discréditer ceux qui remettent en question les instances ordinales toutes puissantes, conservatrices et jalouses de leurs prérogatives. Instances qui se targuent de nous faire passer pour des charlatans, des gourous, CAR CES MÉLANGES INSIDIEUX SUFFISENT À JUSTIFIER REJETS ET CONDAMNATIONS. Au grand avantage de la médecine officielle et des laboratoires pharmaceutiques obnubilés par la nécessité du gain.
Qu’en est-il de ces «charlatans» qui acceptent de recevoir, aider, accompagner, des patients parfois condamnés par la médecine conventionnelle (maladies incurables, soins difficiles à supporter ou inefficaces), ou des patients qui décident de refuser des soins qui leur apparaissent comme significatifs de mort, ou comme remèdes pires que le mal ?
Ils courent le risque de se retrouver condamnés :
- par le Conseil de l’ordre, qui considère qu’ils ont failli à leur tâche en ne contraignant pas leurs patients à choisir les traitements chimiques officiels,
- par la justice, pour non-assistance à personne en danger s’ils ne leur proposent pas tous les soins susceptibles de les soulager ou de les améliorer,
- par leur conscience, s’ils ne donnent pas tous les moyens à leurs patients !
L’erreur médicale est condamnable si l’on peut apporter la preuve qu’elle a été une faute ou un manquement prévisibles, de la machine ou des hommes. Mais seule la justice peut déterminer cette preuve – coupable ou non coupable – et aucune autre instance (y compris le Conseil de l’ordre) n’a les moyens ni le droit de mener l’enquête devenue indispensable.
MÉDECINS AU MÊME TITRE QUE LEURS CONFRÈRES, CES MÉDECINS NON CONVENTIONNELS ONT SOUVENT ACQUIS DES FORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES – CONVENTIONNELLES ET NON CONVENTIONNELLES. ILS ONT OUVERT LEURS DOMAINES DE RECHERCHE ET DE COMPÉTENCE, POUR RÉPONDRE AUX DEMANDES DES PATIENTS, FACE AUX ÉCHECS ET AUX MANQUES DE LA MÉDECINE OFFICIELLE. Ces formations sont tournées en dérision par le Conseil de l’ordre, qui les déclare compétences «autoproclamées » : est-il besoin de rappeler que le diplôme de cancérologie n’a qu’une vingtaine d’années, et qu’auparavant, les cancérologues s’étaient donc «autoproclamés» spécialistes du cancer !
Ces médecins tentent de faire au mieux avec les textes de lois qui leur sont proposés : interdiction de prescrire des traitements non éprouvés scientifiquement, dit le code de déontologie! Restent à définir les bases des preuves scientifiques : que dire alors de ces Autorisations de Mise sur le Marché de traitements testés sur des souris, qui plus est, manipulées de façon ignoble ?
AMM qui ne respectent pas le principe de précaution, comme on le voit pour nombre de molécules :
- certaines, à l’efficacité pourtant confirmée (statines, HALCION, anti-inflammatoires, PROZAC, hormones de croissance…) ont été responsables d’accidents iatrogènes mortels ou irréversibles ;
- d’autres se sont finalement révélées d’«efficacité douteuse ou non prouvée», après des décennies de consommation, pourtant sans incident et avec des bénéfices reconnus de leurs utilisateurs (CONJONCTYL, CHOPHYTOL injectable…) ;
- d’autres enfin, ont disparu pour insuffisance de bénéfices pour le laboratoire… sans reconnaissance du bénéfice des patients (notamment nombre de produits homéopathiques unitaires ou complexes, oligo-éléments, produits à base phytothérapique…).
Le Conseil de l’ordre peut-il passer au-dessus des lois ? Accepter de façon exceptionnelle de mettre en accord son code avec la loi et les droits de l’homme et du citoyen, ou – mais sur quels critères ? - les refuser quand il y va de son intérêt ?
L’affrontement ancestral des modes thérapeutiques se poursuit : dès Hippocrate, mécanistes et vitalistes s’affrontent, et leurs descendants aujourd’hui se retrouvent, techniciens de santé d’un côté, défenseurs d’une vision plus globale de l’homme et de la santé de l’autre. L’évolution scientifique n’y a rien changé, en dehors du fait que les défenseurs français de la pure et seule technique aimeraient que les «données de la science» leur permettent de revendiquer plus fortement le matérialisme.
On voit bien d’ailleurs se profiler les différences avec les attitudes médicales des pays voisins (en Italie et en Espagne, par exemple, la vision de la santé est beaucoup plus globale et la médecine mécaniste s’interpose à juste titre si besoin est) où complémentarité et tolérance des médecines s’expriment.
Au Canada, le site officiel de la ligue contre le cancer reconnaît que si les thérapeutiques non conventionnelles – dites «parallèles» - n’ont pas été validées, elles peuvent néanmoins être utilisées à la place de la chimiothérapie ou de la radiothérapie.
Quand on voit l’évolution de la science en général, on ne peut que rester humble sur les réponses qu’elle propose : car les découvertes fabuleuses d’hier ne sont que les erreurs de demain (du big-bang au trou noir, des lois de la relativité à la physique quantique)…
Nombre de personnalités pourtant semblent prêtes à s’appuyer sur les médecines non conventionnelles, sans craindre que leurs patients ne soient détournés des soins conventionnels : parmi eux, le professeur Henri Joyeux, ou Lucien Israël, médecins et cancérologues réputés mondialement. Ils participent à un congrès auprès de Philippe Lagarde, médecin ORL, cancérologue, pourtant accusé de charlatanisme en France (test de Heitan-Lagarde pour le dépistage des états cancéreux, et soins non conventionnels du cancer), et qui travaille depuis plus de 20 ans en Italie. Lucien Israël, qui donne son «sentiment» sur l’origine des cancers …. Sentiment qui se rapproche étonnamment des théories du Dr Moirot, et surtout de celles du Dr Hamer, qui après 17 mois d’incarcération a fini par obtenir sa liberté conditionnelle le 16 février 2006 !
Si les siècles n’ont pas donné la réponse à cette question autant philosophique qu’existentielle (vitalisme ou matérialisme ?) est-ce le Conseil de l’ordre, ou l’ADFI, sur laquelle celui-ci s’appuie, qui peuvent la donner aujourd’hui ?
Y aurait-il d’un côté des médecins purs et compassionnels, qui restent «techniques» ou mécanistes, et de l’autre, des médecins susceptibles de dérive, les vitalistes ?
L’ordre des médecins prend en otage la santé des Français en imposant aux médecins une médecine standardisée en violation du code de déontologie médicale qui laisse à chaque thérapeute la liberté de choix du traitement approprié au cas de son patient. La France est donc soumise à une médecine unique excluant les thérapies naturelles QUI SONT POURTANT MOINS COUTEUSES, MOINS NOCIVES ET MIEUX ADAPTEES AUX CAS INDIVIDUELS.
L’OMS demande depuis des années que soient revalorisées les médecines traditionnelles, qui ont fait la preuve dans le temps de leur efficacité, de leur innocuité et de leur moindre coût, ce qui rend leur étude d’autant plus souhaitable. Elle n’hésite pas à y intégrer le yoga : l’OMS subirait-elle des dérives sectaires ?
La France est dénoncée comme le plus gros consommateur de médicaments en Europe : comment modifier cet état, si tout médecin prescripteur de médecine non conventionnelle est susceptible d’être interdit d’exercice et traité de charlatan ?
Les statistiques concernant l’évolution des cancers et de leur mortalité parlent d’elles-mêmes : malgré une toxicité accrue des traitements, l’échec est clair, que les statistiques soient françaises ou canadiennes (pays le plus transparent sur ses résultats).
Tous cancers confondus, plus d’une personne sur deux meurt de son cancer. Moins de 50% de réussite thérapeutique ! Dans ces conditions, comment oser dire que quelqu’un meurt car il a «été détourné» de soins anticancéreux efficaces ? Sans compter que ceux qui refusent à un moment donné les traitements anticancéreux se comptent sur les doigts d’une main…
Somme toute, la situation évoquée par Ivan Illich dans Némésis Médicale en 1975 («L’efficacité technique de l’acte médical») reste tout à fait d’actualité 30 ans plus tard, puisque aucun des éléments qui l’ont initiée n’a été remis en question:
« Ce serait le comble du narcissisme professionnel que d’interpréter l’absence d’évaluations épidémiologiques de l’acte médical français, italien, allemand ou russe comme un indice de sa qualité supérieure. Ce sont plutôt des raisons historiques, politiques et juridiques qui expliquent que cette évaluation n’a pas été abordée ailleurs qu’en Grande-Bretagne et aux États-Unis.
En France, la subordination de la recherche concernant la santé publique à une idéologie thérapeutique triomphante, et la réduction de la médecine à l’individuel et à la technicité envahissante, sont renforcées par l’organisation centralisée des facultés de médecine, la prévention qu’introduit la loi en protégeant tout acte professionnel et privé, la structure corporatiste qui fut donnée à l’ordre des médecins sous le régime de Vichy, la forme syndicale des organismes qui préservent les intérêts des «producteurs de santé» et l’incontestable privilège public accordé à la coalition d’intérêts qui rapproche la médecine de l’industrie pharmaceutique. En conséquence, la recherche critique sur l’acte médical se tarit, la diffusion des connaissances acquises est entravée, le public est privé du droit d’accéder à l’information contradictoire dans le domaine de la santé et la contestation des illusions répandues par l’entreprise médicale reste le fait de quelques chercheurs isolés, marginaux ou farfelus.»
L’«Evidence Based Medecine» revendique que les résultats diagnostiques et thérapeutiques soient regroupés, afin que chaque médecin appuie sa décision de soins sur le consensus thérapeutique en cours : preuve que les traitements d’aujourd’hui restent du domaine de la recherche. Risque aussi que les croyances d’aujourd’hui soient les échecs de demain.
L’EBM parle d’«avis d’experts», d’«évidence» dans les traitements : où sont présentes les médecines non conventionnelles dans ces protocoles, qui disent «tenir compte des demandes des patients» ?
Plus de 50% de citoyens revendiquent l’utilisation de ces médecines non conventionnelles, qui restent totalement discriminées, et systématiquement taxées de «charlatanesques» !
J’ai honte, pour ceux, professeurs ou journalistes, qui décrètent péremptoirement, s’agissant de patients n’ayant pas choisi d’avoir recours à la chimiothérapie ou à la radiothérapie : «Il n’est pas acceptable aujourd’hui que des gens meurent car ils n’ont pas eu droit aux soins qui leur étaient nécessaires !»
Sur le plan européen, le rapport Lannoye, voté en 1997, montre bien ce qu’il en est des résistances médicales à l’ouverture vers ces mêmes médecines non conventionnelles, mais élabore des propositions incontournables. Et nous comptons sur vous, Monsieur le Président, Messieurs les Ministres, ainsi que nos députés, pour nous défendre et nous soutenir dans une obligatoire mise en uniformité des lois.
Car faire participer les adolescents présents dans les collèges, en faisant régner parmi eux terreur de la maladie, et pitié pour les malades, peut-il suffire à ouvrir la voie à de meilleurs résultats ? Alors que tout ce qui prélude à la maladie (environnement, pollutions aériennes, médicamenteuses, alimentaires, chocs psychologiques…) est nié ?
Dans ces conditions d’efficacité non prouvée, il reste tout à fait souhaitable, nécessaire, que les recherches d’associations thérapeutiques soient promues, soutenues, sans préjugé: PARCE QU’IL Y VA DE L’INTÉRÊT DE LA COMMUNAUTÉ, même si cet intérêt va à l’encontre d’intérêts corporatistes ou financiers.
Sûrement, vous n’êtes pas médicalement habilités à décider quelle thérapeutique est fiable, ou valable. Mais qui le peut? Les mêmes difficultés, en Belgique, ont incité le gouvernement belge à se positionner pour «ouvrir» le débat, et ne pas laisser l’Académie de Médecine décider de lois qui discrimineraient autant les médecins non conventionnels que leurs patients.
Nous n’en attendons pas moins de vous: une vision démocratique de la santé et une suppression de toute discrimination, avancée qui ne peut que s’appuyer sur la disparition des tribunaux d’exception supports de cette discrimination.
La médecine est un art, qui ne nie pas les découvertes des sciences de la matière et de l’esprit.
C’est pour cela qu’aujourd’hui, nous attendons de vous, Monsieur le Président, Messieurs les députés, que vous respectiez nos droits
À LA LIBERTÉ THÉRAPEUTIQUE,
À LA LIBERTÉ DU CHOIX DE SON THÉRAPEUTE,
À LA LIBERTÉ DE PENSER,
À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION,
AU VÉRITABLE CONSENTEMENT ÉCLAIRÉ
ET À LA LIBERTÉ D’ENTREPRENDRE,
Nous sommes AVANT TOUT MÉDECINS, et RESTONS FIDÈLES AU SERMENT D’HIPPOCRATE.
Respectueux de nos pairs conventionnels, nous aimerions acquérir le droit d’être considérés de la même façon, en toute confraternité… Et nous attendons de vous, tout comme nos patients responsables, que vous légifériez en ce sens.
Roselyne Morel
Médecin démissionnaire du Conseil de l’Ordre
Vice-présidente de CAP –LC
Coordination des Associations et Particuliers pour la Liberté de Conscience
MÉDECINES NON CONVENTIONNELLES
PROJET D’ETUDE JURIDIQUE PAR CAP-LC ET GROUPEMENTS ASSOCIES
DÉFINIR LES DROITS ET DEVOIRS DES MEDECINS EN RELATION AVEC LES NOUVELLES THERAPIES
Les médecins pratiquant des médecines non conventionnelles, et notamment les homéopathes, les médecins qui pratiquent la médecine prédictive… sont soumis à de nombreux problèmes pour exercer :
- procédures au tribunal disciplinaire de l’Ordre des médecins,
- poursuites par la Section des Affaires de Sécurité Sociale.
Ils sont en général accusés d’être des charlatans, voire de servir de porte d’entrée à des supposés mouvements sectaires et de détourner leurs patients des soins traditionnels.
Beaucoup plus grave, ils sont victimes de décisions extrêmement sévères de la part du Conseil de l’Ordre des médecins. Celui-ci, pour des raisons jugées fallacieuses par de nombreux médecins, exclut nombre de médecins pratiquant ces médecines non conventionnelles. Ces exclusions sont prononcées au nom de prétendues fautes professionnelles - leur sont souvent opposés les articles 1, 32 ou 39 du code de déontologie médicale, sans que leurs manquements à ces articles soient avérés ou prouvés, alors qu’ils obtiennent de bons résultats médicaux et qu’ils ont le soutien sans faille de leurs patients.
Il s’ensuit entre autres des conséquences financières catastrophiques pour les médecins exclus, sans commune mesure avec les faits qui leur sont reprochés.
De nombreuses voies s’élèvent pour dénoncer le mode de fonctionnement du Conseil de l’Ordre des médecins, le jugeant illégitime sinon illégal. Ainsi la légalité des élections est contestée, de même que la façon dont les procédures sont réalisées.
D’autre part la législation réglementant l’activité des médecins apparaît floue, si ce n’est totalement incohérente en raison de pratiques très variables entre les différents pays de la Communauté Européenne.
Par exemple, il n’est pas clair qu’un médecin soit contraint de se limiter à une médecine d’école, tel que l’affirme le Conseil de l’Ordre, ou bien qu’il ait le droit d’innover en fonction de son expérience et de l’évolution des connaissances, ce que réclament nombre de médecins.
En coordination avec d’autres partenaires, CAPLC procède à une étude juridique en vue de répondre à ces questions.
Celle-ci comporte deux volets principaux:
- Étude des structures, des modes d’élections, des processus pour mener les actions juridiques, en vue de vérifier le strict respect des lois françaises et européennes, en particulier les droits des personnes mises en cause.
- Études des lois françaises et européennes en relation avec l’exercice de la médecine. L’objectif est de bien délimiter les devoirs et les droits des médecins. La question est en effet de savoir si un médecin doit s’en tenir à exercer strictement la médecine apprise lors de son cursus universitaire, ou bien s’il a le droit d’enrichir sa pratique en fonction de son expérience personnelle, des découvertes faites par ses pairs, et de pratiques médicales admises dans d’autres pays, en particulier ceux de la Communauté Européenne.
Les résultats de cette étude auront pour avantage d’opposer des arguments forts aux décisions du Conseil de l’Ordre jugées par trop restrictives et partisanes.
MERCI DE VOTRE SOUTIEN FINANCIER INDISPENSABLE POUR QUE LE DROIT À PRESCRIRE ET UTILISER LES MÉDECINES NON CONVENTIONNELLES SOIT PROTÉGÉ ET RECONNU, TANT POUR LES MÉDECINS QUE POUR LES THÉRAPEUTES NON CONVENTIONNELS.